Tunnels routiers urbains

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Généralités

En raison du développement urbain et grâce à l’amélioration des techniques de construction, nous sommes aujourd’hui amenés à construire des tunnels sous nos villes.

La tranchée couverte qui constitue la technique la plus courante, a tendance à être remplacée par le creusement mécanisé, une technique qui permet actuellement de construire des tunnels avec un diamètre très important pouvant aller jusqu’à 15 mètres (par exemple, les tunnels de Shanghai et de la M30 à Madrid).

Les tunnels routiers urbains peuvent également servir à réduire ou dévier la circulation du centre ville. Dans certains cas, ils sont également conçus pour traverser des rivières ou des ports.

D’un point de vue technique, la construction de tunnels dans le sous-sol des villes représente un défi majeur. Les bâtiments existants à la surface et d’autres infrastructures à proximité des tunnels souterrains contraignent à effectuer un contrôle rigoureux des paramètres tels que les vibrations et les tassements du sol. Par conséquent, les tunnels urbains sont souvent réalisés dans des sols avec de faibles niveaux de pression géostatique . Les risques d’effondrements et de déformations majeures à la surface sont très importants, et il peut y avoir des impacts négatifs sur les anciens bâtiments si des mesures ne sont pas prises en amont lors de la conception et de la construction du tunnel.

Traverser les villes

La topographie de certaines villes n’offre pas d’autre solution que de réaliser des ouvrages souterrains pour les traverser. C’est notamment le cas des villes côtières, entourées de montagnes, dans lesquelles pratiquement tout l’espace libre à la surface, est aménagé et occupé depuis longtemps.

Dans la ville de Marseille, par exemple, un grand nombre de tunnels permet l’accès routier à la ville : le premier du genre a été construit en1967, un autre est un ancien tunnel ferroviaire converti en tunnel routier, et le plus récent a été mis en service en 2007. D’autres en sont actuellement au stade de projet.

On peut citer un autre exemple, en Suisse, avec la ville de Locarno, confrontée au même type de problème en raison d’une topographie complexe. Un tunnel de 5,6 km a été construit, et dès sa mise en service, environ la moitié du trafic routier a été absorbée par le nouveau périphérique souterrain.

Dans certains cas, d’anciennes infrastructures de surface sont transférées sous terre afin de créer de nouveaux espaces en surface et d’offrir des solutions plus respectueuses de l’environnement qui libèrent de l’espace pour différents usages.

À cet égard, on peut citer l’exemple des nouveaux tunnels construits à Madrid afin d’enterrer la M30, le principal périphérique autoroutier de la ville. Ces tunnels, d’un diamètre de 15 m, ont été excavés à l’aide des plus gros tunneliers jamais utilisés à l’époque. Aujourd’hui, il y a des espaces verts et calmes là où jadis des milliers de véhicules traversaient la ville.

Exemples voisins

Exemple

  • Tunnel sous l’Elbe - Hambourg - Allemagne